LA CUP, alternative aux dangers des tampons

LA CUP, alternative aux dangers des tampons

Et si on parlait CUP ? Non, pas celle pour la cellulite que l’on voit partout sur les réseaux mais de la cup menstruelle, celle qui intervient quand vous êtes dans le rouge, la cup de règles quoi. Ça fait longtemps que j’ai envie de vous faire un article la dessus. On s’éloigne légèrement de ma ligne édito, c’est vrai, j’avoue. Mais parfois, ça ne fait pas de mal ! Surtout que c’est un sujet important et j’avais envie de vous faire part de mon avis et de mes impressions concernant cette fameuse alternative aux protections périodiques jetables. Et du pourquoi du comment j’en suis venu à l’utiliser. Pardon d’avance à toutes celles (et ceux?) qui pensent que ce que nous allons aborder est un sujet tabou, je sais que ces gens là sont nombreux. Parce-qu’il parait même qu’un article basé sur du sexe serait bien mieux toléré. Alors s’il vous plaît, ouvrez bien grand votre esprit avant de me lire. On parle trop peu de certains sujets qui méritent pourtant plus d’attention. Alors venez. Brisez vos propres tabous, remballez la honte qui touche quasiment 50% des femmes. Et vamos !

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LES TAMPONS

“ Pardon, répétez s’il vous plait ? Mon vagin est en danger ? „

Cela fait des années que j’utilise des tampons, ces petites choses tant répandues et ventées à souhait dans les publicités. C’est vrai qu’il est pratique, plus « propre » qu’une serviette hygiénique, il nous permet de continuer nos activités sans interruption. Avec ou sans applicateur, à savoir est-ce que tu préfères la facilité ou es-tu plutôt téméraire. Plusieurs tailles de disponibles en fonction des flux de chacun : légers, normaux, abondants. C’est cracra hein ? Mais s’il vous plait, lisez cette article avec une grande ouverture d’esprit, ça ira mieux après.

Enfin bref, j’utilisais des tampons. Et puis il y a eu ces infos qui se sont propagées, disant qu’ils étaient mauvais pour notre santé. Allant même jusqu’a dire qu’ils sont nocifs, voire mortels. Qu’est-cé-qu-ça. Pardon, répétez s’il vous plait ? Mon vagin est en danger ? C’est bien ça ? Donc, j’en déduis qu’après presque 100 ans de commercialisation (1920 pour les USA, 1951 pour la France), recommandés les yeux fermés à la télévision, disponibles MÊME dans les pharmacies, vendus en masse pour être appliqué dans les parties intimes de plusieurs milliards de femmes, vous avez eu un sursaut de conscience. Mince, en fait, c’est mal. Surtout qu’il est vrai que les compositions de nos précieux ne sont pas mentionnés sur les boîtes d’emballage. Ce qui visiblement ne nous a jamais vraiment interpellé jusqu’ici, c’est ce qui a fait de nous des consommateurs aveugles. Juste parce-que dans le fond, on avait confiance.

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ALERTE ROUGE, C’EST TOXIQUE

“ C’est génial ! On fait du jardinage dans nos slips maintenant ! „

Je suis d’autant plus effaré quand je vois que les premières remises en causes de certains tampons datent de 1975 avec le supposé lien entre le tampon hygiénique et le SCT (syndrome du choc toxique, causée par certaines souches du staphylocoque doré). Et ce n’est pas avant 2010 que les quelques données scientifiques concernant la toxicité des protections hygièniques jetables sont disponibles au « grand public ». Cela a du faire du bruit, mais visiblement pas assez puisque je n’ai pas vu grand monde véritablement inquiétés sur le sujet. Le fait que nous sommes consommateurs leur fait peur ? Plus préoccupés par la vente de leur merdier plutôt que par la préservation de notre santé ?

Merci au magazine 60 millions de consommateurs d’avoir publié des résultats d’analyses français en 2016, nous faisant réellement prendre conscience que finalement nos protections périodiques jetables, toutes confondues, présentent des substances toxiques. Attention, asseyez-vous, ce qui va suivre n’est pas jojo. Les fameux sont entre autres… des résidus chimiques (dioxine) & des pesticides. C’est génial ! On fait du jardinage dans nos slips maintenant !

Certains diront « mais c’est moindre, les quantités toxiques ne sont pas énormes ». Sachant qu’une femme utilise en moyenne 11 400 tampons dans sa vie, elle est donc environ 11 400 fois confrontée à ces substances dévastatrices. Parce-que 1+1+1+1 = 1 ? Non, 1+1+1+1 = 4. Alors là c’est pareil, un peu + un peu + un peu + un peu = beaucoup. Beaucoup trop. Etant donné que les parois vaginales sont extrêmement absorbantes, bien plus que votre peau, il est impensable de lui faire « ingérer » ce genre de connerie. Alors oui les quantité sont moindres dans UN tampon, mais multiplié par 11 400, la note est salée. Donc l’impact est énorme.

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UNE ALTERNATIVE SANS DANGER

“ Composée à 100% de silicone médicale hypoallergénique, non traité et non coloré „

Avec tout ça, il était hors de question que je continue de cultiver le danger qui sévissait dans mon intimité. Après plusieurs années dans l’ignorance, je ne voulais plus avoir à faire à ça. Et à quoi bon se tourner vers les marques BIO, sachant que leurs compositions ne sont apparemment pas mieux. Alors j’ai dis adieu aux tampons et je me suis tourné vers une autre alternative.

J’ai longtemps réfléchi, et j’ai mis du temps avant de sauter le pas. Puis j’ai finalement investi dans la CUP, aussi appelé coupe ou coupelle menstruelle. Sa forme ressemble à un petit entonnoir, plus arrondie et munie d’une petite languette pour pouvoir la placer et la retirer facilement. Pour ma part j’ai opoté pour la Be’Cup développée par les Laboratoires Mercurochrome, composée à 100% de silicone médicale hypoallergénique, non traitée et non colorée. Donc adios les compos dignent d’un film d’horreur et bonjour le respect de notre flore vaginale.

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LA CUP, C’EST COOL

Ça fait exactement 6 mois que je l’ai adopté et en effet, la cup c’est cool. Pas seulement pour sa non-toxicité. Mais en voulant remplacer le tampon dangereux pour ma santé, je lui ai finalement découvert des bénéfices supplémentaires.

LA CUP, C’EST CONFORT.

L’un des désagréments que je rencontrais avec les tampons, c’était l’irritabilité. Assaichant les parois vaginales, ils me provoquaient un inconfort particulièrement dérangeant. A tel point qu’à la fin du 2è jour des règles, je ne les supportais déjà plus. Même bien mis, je sentais mon tampon au moindre mouvement. Et le pire était au moment de le retirer, au début tout allait bien mais vers la fin, il fallait serrer les dents. Tandis que la cup, elle, protège la flore vaginale. Elle ne l’irrite pas et ne l’assèche pas. Un plaisir ! D’autant plus que sa matière est d’un confort sans nom. On ne la sent pas, on pourrait presque l’oublier parfois. (même s’il ne faut pas hein !)

LA CUP, C’EST INVISIBLE.

Parce-que même si le tampon peut rentrer dans la catégorie des « invisibles », il ne l’est pas vraiment. On connait toutes ce défi du bikini en période de règles, faire gaffe à ce que la ficelle soit bien mise de façon à ce qu’elle ne dépasse pas. Une angoisse de folie, qui est maintenant de l’histoire ancienne ! La cup ne dépasse pas, sa languette est suffisamment longue pour être placée, retirée, mais elle reste bien au chaud sans dire coucou au monde extérieur en plein milieu de la journée.

LA CUP, C’EST SANS LES FUITES.

Alors désolé mais le tampon a aussi ses limites là dessus. Car une fois plein, la ficelle commence à s’imprégner et vient gentiment tâcher nos sous-vêtements. Et bonjour la détresse ! Parfois au bout du rouleau, j’appréhendais et je mettais une serviette hygiénique en plus. Histoire de prévenir plutôt que de guérir. Alors niveau confort, déjà que le tampon ce n’est pas génial mais avec la serviette en plus on est à -1000 sur l’échelle. Tandis que la cup est en silicone médical qui est une matière ne laissant rien passer au travers. De plus que sa forme est adaptée pour faire barrage puisque ses rebords épousent parfaitement la paroi vaginale.

LA CUP, C’EST LA LIBERTÉ.

Puisque avec elle aussi, vous pouvez faire toutes les activités que vous souhaitez. Elle ne bougera pas ! Certifié et approuvé par moi-même.

LA CUP, C’EST SANS ODEURS.

Et oui, pour celle que ce point inquiète, avec la cup notre flux n’est pas en contact de l’air donc aucun risque de mauvaises odeurs.

LA CUP, C’EST ECOLO.

Etant donné que votre cup est réutilisable pendant 5ans, elle contribue à la protection de l’environnement en réduisant l’achat et l’utilisation des protections hygiéniques jetables.

LA CUP, C’EST ECONOMIQUE.

Inutile de dépenser de l’argent tous les mois pour acheter vos protections périodiques jetables. Achetez plutôt votre cup, qui est généralement vendue aux alentours des 15€. Puisqu’elle est réutilisable jusqu’à 5ans, elle est vite rentabilisée.

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Alors oui, la cup, c’est cool.

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Mais bien évidemment, même s’il est précisé que l’on peut la garder jusqu’à 6H, je ne vous conseille pas d’aller aussi loin avec. Il est préférable de la changer toutes les 3h en moyenne, c’est plus hygiénique ! Enfin, ce n’est que mon avis.

Préservez-vous

Pour en savoir plus, je vous renvoie vers ce court reportage de France 5 en cliquant juste ici, ou sur le documentaire complet de France 5 « Tampon, notre ennemi intime » en cliquant juste ici.

 

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On se retrouve bientôt ? Allez, à la prochaine !

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